Speaking SafeWork - Neil Roberts.png

Retourner à Informations et articles

SafeNickel : de la parole à l’acte, une conversation avec Neil sur la sécurité

Auteur: Glencore Canada | Date: 23/02/2017

La priorité absolue de Glencore consiste à protéger la santé et le bien-être de ses employés. Pour y parvenir, nous devons cibler et gérer les dangers pour la santé et la sécurité dans notre milieu de travail. Afin de nous aider à atteindre ce but, nous avons lancé l’initiative SafeNickel qui vise à offrir une base commune sur laquelle bâtir notre culture de sécurité à l’échelle mondiale. 

À notre division Nickel, nous avons adapté SafeWork sous le nom de SafeNickel, en appui aux programmes et aux protocoles de sécurité propres à chacune de nos installations.

Dans la série SafeNickel : de la parole à l’acte, nous communiquons avec des employés de Glencore pour leur parler de SafeNickel et de la sécurité en général. Nous poursuivons cette série dans le présent numéro avec Neil, directeur du Système de gestion de la sécurité et premier officier au service d’aviation de Mine Raglan, afin de maintenir le dialogue sur SafeNickel.

Comme Mine Raglan est une exploitation à accès aérien, elle a besoin d’avions pour transporter les gens et les marchandises en provenance et à destination du complexe minier et de ses diverses installations. Neil a été choisi pour participer à la série SafeNickel : de la parole à l’acte, car la fonction unique de pilote dans une exploitation minière partage une valeur inextricable avec les collègues qui sont transportés : la sécurité.

Glencore Canada : Parlez-nous de votre environnement de travail et de votre fonction précise à Mine Raglan.

Neil : Ma fonction est celle de directeur du Système de gestion de la sécurité (SGS) et premier officier.

Le SGS est une norme mondiale dans l’industrie aéronautique qui aide les entreprises à déterminer les risques pour la sécurité avant qu’ils ne deviennent des problèmes plus importants. Les règlements de Transports Canada exigent que l’industrie aéronautique mette des systèmes de gestion de la sécurité en place comme niveaux supplémentaires de protection visant à sauver des vies.

Gérer un SGS comprend plusieurs aspects : faciliter les résultats et les audits de sécurité internes, organiser les données, surveiller les tendances et tenir des réunions avec les autres pilotes de l’exploitation pour partager l’information que nous obtenons dans le cadre de ces processus et pour en discuter.

Je suis premier officier depuis environ cinq ans, ce qui signifie que j’occupe le siège à droite de l’avion. Je suis actuellement en formation pour devenir commandant.

L’environnement de travail d’un pilote est l’avion qu’il utilise – un endroit qui devient le domicile pendant quatre jours, et ce, toutes les semaines – pour transporter en sécurité ses collègues et les marchandises entre Mine Raglan et diverses villes au sud.

L’idée générale est la suivante : si le travail ne peut être effectué en toute sécurité, nous arrêtons ce travail. Cette approche fait que nous avons tous le devoir, même si cela ne relève pas de notre domaine immédiat de responsabilité, d’exprimer nos préoccupations en matière de sécurité. Nous sommes tous concernés : notre fil conducteur est que la sécurité est la priorité, et ce, sans compromis aucun.

Neil, Directeur du Système de gestion de la sécurité (SGS) et premier officier à Mine Raglan

Glencore Canada :  Que signifie SafeNickel pour vous ?

Neil : SafeNickel est un concept global; peu importe la fonction ou les tâches accomplies, chaque personne est responsable de la sécurité et d’appliquer cette philosophie à chacune de ses tâches.

L’idée générale est la suivante : si le travail ne peut être effectué en toute sécurité, nous arrêtons ce travail. Cette approche fait que nous avons tous le devoir, même si cela ne relève pas de notre domaine immédiat de responsabilité, d’exprimer nos préoccupations en matière de sécurité. Nous sommes tous concernés : notre fil conducteur est que la sécurité est la priorité, et ce, sans compromis aucun.

Glencore Canada :  Quels autres outils importants utilisez-vous pour assurer la sécurité dans votre environnement de travail ?

Neil : Nous suivons une formation sur simulateur, et ce, au moins deux fois par année. Nous savons que notre expérience de vol ne nous présentera pas tous les scénarios possibles, alors nous comptons sur la formation sur simulateur pour nous fournir cette expérience. Cette formation nous permet de valider et de raffiner nos listes de vérification et nos procédures d’utilisation normalisées (SOP) dans ces scénarios tout en étant dans un environnement sécuritaire qui ne menace personne.

Nous comptons aussi sur la formation au sol (matière théorique enseignée au sol et non dans les airs) qui nous permet de passer en revue des scénarios, de réviser les tendances de l’industrie en matière de sécurité, d’évaluer la façon dont nous pouvons aborder certains types d’événements et d’entreprendre des vérifications d’avion. Notre système de gestion de la sécurité, que j’ai mentionné auparavant, est un outil essentiel qui facilite notre formation au sol.

Et finalement, il est indispensable d’avoir une excellente communication avec l’équipage – et par là, nous comprenons tous les membres : les agents de bord, les contrôleurs de la circulation aérienne, les contrôleurs aériens à la mine, les agents de service d’escale, le personnel de sécurité, etc. – puisque l’équipage fait partie de notre environnement de travail et que tous les membres se doivent de communiquer clairement pour assurer la sécurité.

Étant donné que le site minier Raglan est situé dans une région éloignée, ses employés – qui sont établis partout au Québec, voire même en Ontario et au Nouveau-Brunswick – se rendent au travail en avion grâce à deux Boeing 737 privés du compagnie.

Glencore Canada :  Pouvez-vous préciser le rôle que jouent les procédures d’utilisation normalisées (SOP) dans votre environnement de travail ?

Neil : En termes simples, les SOP indiquent la façon dont nous devons nous conduire. Tout ce que nous faisons est passablement réglementé : depuis les listes de vérification jusqu’à l’exécution de nos tâches, en passant par les vérifications des schémas de procédé dans le poste de pilotage. Il y a un schéma de procédé et une norme pour tout ce que nous faisons, et s’il y a une interruption dans le schéma, nous devons reprendre le procédé au complet de nouveau. Les SOP font en sorte que nous nous comportons toujours de la même manière, chaque fois. Même si certaines variables peuvent se présenter dans une situation donnée, nous nous conformons toujours à nos SOP.

Si une nouvelle personne est embauchée dans notre service d’aviation, elle doit être en mesure de lire ces SOP et, sans m’avoir rencontré au préalable, nous devrions pouvoir suivre parfaitement les procédés entre nous deux dans l’avion. Les SOP ne permettent pas d’improviser dans nos interventions. Notre travail est très structuré et les SOP ajoutent cette marge supplémentaire de sécurité. Si jamais nous nous laissions distraire ou si quelque chose d’inhabituel se produisait, suivre les SOP nous fournirait la plus grande possibilité d’une issue favorable, que ce soit au décollage, à l’atterrissage ou pendant le vol.

Glencore Canada :  On entend souvent dire que les mineurs ont besoin d’être « aptes au travail ». Cette terminologie et ce concept s’appliquent-ils aux pilotes et à l’industrie aéronautique ? Dans l’affirmative, de quelle façon ?

Neil : Absolument. Les pilotes au Canada doivent obéir aux règlements de Transports Canada, qui comprennent des normes de condition physique très rigoureuses. Être apte au travail signifie être reposé; nous avons des règlements pour les heures de vol de l’équipage que nous devons respecter ainsi que des règlements pour les heures de repos de l’équipage. Les drogues et l’alcool, y compris de nombreux médicaments d’ordonnance, sont strictement interdits.

Alors, être apte au travail signifie se présenter avec toute notre concentration sur le travail.

Il ne doit y avoir aucune perturbation extérieure du point de vue de la santé et du mental. Nous nous présentons prêts à travailler, et s’il y a un quelconque doute quant à notre condition, même une maladie mineure comme un simple rhume, qui pourrait avoir une incidence sur notre oreille interne, nous devons le signaler à notre superviseur pour qu’un autre équipage soit appelé.

Glencore Canada :  Quels événements au travail vous ont-ils influencé positivement en ce qui a trait à la sécurité ? De quelle façon votre comportement en matière de sécurité a-t-il évolué depuis que vous travaillez à Mine Raglan ?

Neil : J’ai volé pour différentes entreprises et, en comparaison, je suis toujours impressionné par le niveau de professionnalisme dont font preuve nos employés près de l’avion, au travail ou à l’aérogare. 

En fait, au tout début, lorsque je me suis joint à l’équipe, je visitais un site minier et je montais un escalier sans garder mes trois points de contact – une main et deux pieds ou deux mains et un pied. 

Quelqu’un m’a arrêté – à ce jour, je ne sais pas encore qui c’était – et il a dit : « Je sais que vous êtes le nouveau pilote; bienvenue dans l’équipe. Je voulais seulement vous informer que vous devez garder vos trois points de contact lorsque vous montez un escalier. » Nous étions en pause et nous nous rendions seulement au déjeuner, et voilà qu’il veillait sur moi. Veiller les uns sur les autres.

Les gens à Mine Raglan l’ont bien compris. Ils y sont bien connectés et ils l’appliquent à tout ce qu’ils font.

Comme pilote, transporter les gens en toute sécurité, c’est mon travail. Si je ne peux pas transporter les gens en toute sécurité, je ne les transporterai pas puisque je ne peux faire mon travail. Quand les gens s’assoient à l’arrière de l’appareil, ils me font entièrement confiance.

Neil, Directeur du Système de gestion de la sécurité et premier officier à Mine Raglan

Glencore Canada :  Qu’est-ce qui vous motive à garder la sécurité toujours présente à votre esprit ?

Neil : Comme pilote, transporter les gens en toute sécurité, c’est mon travail. Si je ne peux pas transporter les gens en toute sécurité, je ne les transporterai pas puisque je ne peux faire mon travail. Quand les gens s’assoient à l’arrière de l’appareil, ils me font entièrement confiance.

Lorsqu’on m’a embauché, je me souviens avoir volé de l’aéroport de Kattiniq-Donaldson près du site minier en direction de Rouyn-Noranda un soir sombre où il neigeait. C’était quelques jours avant les vacances des Fêtes. Alors que nous roulions au sol et approchions de l’aérogare, je pouvais voir les familles qui étaient toutes alignées et qui regardaient l’avion par les grandes fenêtres de l’aérogare. Elles attendaient les membres de leur famille qui étaient dans l’avion, impatientes de passer du temps avec eux. Quel spectacle !

Si cette vision ne renforce pas les raisons pour lesquelles nous faisons ce que nous faisons, je me demande bien ce qui y parviendrait. Maintenant, plusieurs années après, j’ai fini par connaître, et même devenir proche, d’un bon nombre de ces mêmes collègues, ce qui a simplement renforcé les enseignements de SafeNickel pour moi.