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SafeNickel : de la parole à l’acte, une conversation avec Paul Soucy sur la sécurité

Auteur: Glencore Canada | Date: 22/05/2018

La priorité absolue de Glencore consiste à protéger la santé et le bien-être de ses employés. Pour y parvenir, nous devons cibler et gérer les dangers pour la santé et la sécurité dans notre milieu de travail. Afin de nous aider à atteindre ce but, nous avons lancé l’initiative SafeWork qui vise à offrir une base commune sur laquelle bâtir notre culture de sécurité à l’échelle mondiale. 

À notre division Nickel, nous avons adapté SafeWork sous le nom de SafeNickel, en appui aux programmes et aux protocoles de sécurité propres à chacune de nos installations.

Dans la série SafeNickel : de la parole à l’acte, nous communiquons avec des employés de Glencore pour leur parler de SafeNickel et de la sécurité en général. Dans cette entrevue, nous discutons avec Paul Soucy, formateur sous terre, à Mine Raglan, dans la province de Québec.

Glencore Canada : Que signifie SafeNickel pour vous ?

Paul : C’est quelque chose qui est intégré en nous. Nous travaillons dans une région nordique extrême et isolée, et les employés qui subissent certains types de blessures peuvent devoir attendre des heures, sinon plus longtemps, avant d’obtenir les soins médicaux externes requis. Nous savons que les travailleurs dans le monde entier subissent des blessures au travail; nous voulons faire notre part pour éviter que ces accidents arrivent à nos travailleurs. 

Aujourd’hui, lorsqu’un accident se produit, nous essayons d’éliminer la possibilité qu’il se reproduise en nous fondant sur les exigences des protocoles relatifs aux dangers mortels. Nous avons aussi créé un environnement qui permet aux employés de signaler les incidents dangereux. Nous avons eu le signalement de plus de 7 000 incidents dangereux; alors, nous obtenons différentes façons de voir ces situations, étant donné que les gens voient les choses selon leurs perspectives.

Paul Soucy, Formateur sous terre à Mine Raglan

Glencore Canada : Quels changements avez-vous remarqués avec l’utilisation de normes de sécurité comme les protocoles relatifs aux dangers mortels ? 

Paul : Une plus grande perspective. Aujourd’hui, lorsqu’un accident se produit, nous essayons d’éliminer la possibilité qu’il se reproduise en nous fondant sur les exigences des protocoles relatifs aux dangers mortels. Nous avons aussi créé un environnement qui permet aux employés de signaler les incidents dangereux. Nous avons eu le signalement de plus de 7 000 incidents dangereux; alors, nous obtenons différentes façons de voir ces situations, étant donné que les gens voient les choses selon leurs perspectives.

De plus, SafeNickel est une entité évolutive qui croît sans cesse : les normes changent à mesure que nous recherchons une meilleure performance. Par exemple, le travail en hauteur est un danger mortel présent à Mine Raglan, et en général, le protocole s’applique à une hauteur de deux mètres. Mais nous, nous dépassons cette norme et appliquons ce protocole à une hauteur de 1,8 mètre dans certaines situations.

Glencore Canada : Pouvez-vous donner un exemple de la façon dont cette approche ou ces normes de sécurité ont ajouté de la valeur à Mine Raglan ?

Paul : Si nous retournons quelques années en arrière, lorsque nous obtenions trois mois consécutifs sans un accident à signaler à une mine, nous pensions que nous réussissions bien. En 2017, nous avons été un an sans signaler un accident dans l’ensemble de nos quatre mines sur le site. Nous n’avons jamais obtenu une performance aussi solide en santé et sécurité comme celle-là auparavant. À la mine 2, en particulier, nous avons atteint 1 233 jours sans accident à signaler, ce qui est incroyable et démontre la valeur que revêt cette approche. Je peux dire sans risque de me tromper que Mine Raglan déploie tous les efforts possibles pour demeurer l’une des mines les plus sécuritaires au Canada.

Glencore Canada : Quelles sont vos préoccupations actuelles en matière de sécurité et comment contribuez-vous à prévenir les accidents ?

Paul : Le fait que nous ayons des employés qui travaillent sur rotation et des employés qui ne se présentent pas au travail pour d’autres raisons personnelles veut dire que les employés n’ont pas les dernières informations à jour lorsqu’ils arrivent sur le site. Alors, nous tenons les employés au courant des mises à jour qui ont été effectuées dans leur milieu de travail. SafeNickel évolue à mesure que nous cherchons à atteindre une meilleure performance, ce qui veut dire que nous devons nous efforcer d’amener tous les employés au même niveau.

Étant donné mes fonctions, je vois la formation comme jouant un grand rôle dans la façon de gérer nos préoccupations en ce qui a trait à la communication. La formation fait en sorte que, peu importe l’expérience de l’employé, tout le monde est sur le même pied d’égalité et se reporte aux mêmes processus et pratiques, lesquels sont renforcés par la formation théorique et pratique.

Devenir père m’a aussi poussé à être plus sécuritaire. J’adore mes enfants et j’ai toujours hâte de revenir à la maison et de passer du temps avec eux. Je ne veux pas revenir à la maison avec une main blessée ou une jambe cassée. Je veux leur consacrer mon temps, à eux et à mon épouse.

Paul Soucy, Formateur sous terre à Mine Raglan

Glencore : Votre comportement face à la sécurité a-t-il évolué depuis que vous travaillez à Mine Raglan et quels événements vous ont-ils influencé positivement ?

Paul : Nous sommes une famille à Mine Raglan. Si vous avez un enfant et qu’il se blesse, cela vous va droit au cœur. Je ressens la même chose lorsqu’un de nos collègues se blesse. Ces types d’événements font que je fais de mon lieu de travail un endroit plus sécuritaire, et pas seulement pour moi mais pour la prochaine personne qui travaillera au même endroit. 

Devenir père m’a aussi poussé à être plus sécuritaire. J’adore mes enfants et j’ai toujours hâte de revenir à la maison et de passer du temps avec eux. Je ne veux pas revenir à la maison avec une main blessée ou une jambe cassée. Je veux leur consacrer mon temps, à eux et à mon épouse.

Le fait d’avoir changé de poste et d’être passé de mineur à formateur a aussi entraîné des changements. Maintenant, je dois m’assurer que les travailleurs ont bien compris les instructions et les exigences de sécurité avant de les laisser travailler seuls. J’analyse bien mon travail et je cherche à faire comprendre les choses aux autres de la même façon que je les vois. La sécurité est devenue une seconde nature chez moi.