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Partis à la pêche

Auteur: Glencore Canada | Date: 10/12/2017

Image above: Rolly Frappier, président de l’organisme United Walleye Clubs, se consacre à l’une de ses passions : éduquer par l’intermédiaire d’écloseries de poissons et instaurer des petites écloseries dans les salles de classe. UWC voit une valeur immense dans ce partenariat avec les écoles, car enseigner aux jeunes la gestion responsable des poissons et de l’environnement constitue l’un des principaux objectifs de l’organisme.

Si vous êtes allés à la pêche cette année près de Sudbury, en Ontario, et que vous avez attrapé un doré jaune, vous n’avez pas seulement attrapé un poisson, mais un élément faisant partie d’une histoire extraordinaire. De fait, il y a de fortes chances que le poisson se soit retrouvé sur votre hameçon grâce à l’organisme United Walleye Clubs (UWC) et aux efforts remarquables qu’il déploie pour repeupler cette espèce dans la région.

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La mission de l’organisme UWC consiste à « améliorer, restaurer et maintenir le doré jaune ainsi que le potentiel halieutique du bassin versant des Grands Lacs ». De couleur olive et or, le doré jaune est un poisson d’eau douce indigène du Canada et d’une partie du nord des États-Unis dont les stocks ont connu une baisse considérable au cours des dernières décennies. En 2001, l’organisme à but non lucratif UWC a été créé pour remédier à cette situation.

En collaboration avec des partenaires comme Glencore, l’organisme s’affaire à récolter des œufs, à les porter à maturité dans une écloserie et à relâcher des poissons sains dans les lacs ontariens. UWC veille également à sensibiliser le gouvernement, les écoles, les gens de la région et les pêcheurs relativement à cette espèce et au besoin de créer des programmes environnementaux durables.

La première étape, qui consiste à récolter les œufs, s’avère des plus intéressantes. Environ trois fois par année, les membres de UWC se rendent au lac Wabagishik près de Sudbury, en Ontario, pour prélever des spécimens mâles et femelles. Il ne s’agit pas d’un simple voyage de pêche, mais de bateaux spéciaux qui envoient des courants électriques dans l’eau pour étourdir temporairement les poissons. Les pêcheurs doivent agir avec vivacité et habileté pour attraper les poissons dans les filets. Étant donné qu’ils ne flottent pas à la surface mais se retrouvent plutôt à une certaine distance sous l’eau, il faut un bon œil et une main rapide et ferme pour attraper ces poissons. La force du courant électrique est calibrée de manière à ne pas blesser les poissons, ce qui veut dire que l’engourdissement dure seulement quelques secondes. Ce travail est considéré comme difficile et palpitant, mais surtout, les pêcheurs retirent une grande satisfaction de savoir que leurs efforts font partie de la première étape d’un important processus visant à repeupler le doré jaune dans la région.

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Les équipes doivent attraper trois mâles pour une femelle afin qu’une diversité génétique puisse se produire. Les œufs des femelles et la laitance des mâles sont récoltés sur place en massant doucement l’abdomen des poissons, puis les œufs et la laitance sont combinés rapidement mais soigneusement. Le laps de temps propice à la fécondation ne dure que quelques minutes, et en raison de la fragilité des œufs, ce processus doit être effectué avec la douceur d’une plume – au sens propre du terme. La plume des goélands s’est avérée la seule chose à la fois délicate et suffisamment robuste que l’on peut utiliser pour bien mélanger le matériel récolté sans en détruire une partie.

Le mélange est par la suite apporté à l’une des quatorze écloseries et centres d’apprentissage sur le doré jaune de UWC dans la région du Grand Sudbury. Les œufs sont examinés au microscope pour surveiller la fécondation et la croissance. Les œufs viables sont entourés de petits soins à mesure qu’ils se développent et divers facteurs sont surveillés de près comme la température de l’eau et les bactéries. Si tout va bien, ces œufs deviendront de petits poissons appelés alevins, puis grandiront pour se transformer en estivaux. Dans la nature, les œufs fécondés n’ont habituellement une chance de survie que de 2 à 5 %, mais grâce aux efforts soutenus des membres de UWC, les œufs fécondés dans une écloserie ont un taux de réussite de 75 à 90 %.

L’organisme UWC possède des décennies d’expérience qu’il met à profit dans quatorze écloseries et centres d’apprentissage sur le doré jaune dans la région du Grand Sudbury. Les œufs viables, comme ceux montrés dans les incubateurs ci-dessus, sont entourés de petits soins à mesure qu’ils se développent et divers facteurs sont surveillés de près comme la température de l’eau et les bactéries. Si tout va bien, ces œufs deviendront de petits poissons appelés alevins, puis grandiront pour se transformer en estivaux. Par la suite, les jeunes poissons deviendront suffisamment matures pour les relâcher dans la nature.

Par la suite, les jeunes poissons deviennent suffisamment matures pour les relâcher dans la nature. Les étangs et les lacs de la région du Grand Sudbury sont alimentés de centaines de milliers de poissons provenant des écloseries tous les ans. À partir de cette étape, c’est le doré jaune qui décide de la suite.

Le facteur le plus impressionnant de cette opération est probablement le fait que tout s’effectue par l’intermédiaire de bénévoles et de dons. Les bénévoles qui participent à ce projet sont en grande partie des pêcheurs. L’organisme UWC a donné à ces hommes et ces femmes une occasion unique de redonner à la communauté et de créer un équilibre, faisant en sorte que de nombreuses années de pêche fructueuse se poursuivent.

La prochaine génération d’écologistes et d’environnementalistes a également participé à ce projet grâce aux partenariats formés avec les écoles de la région. L’une d’elles, l’école publique Algonquin, accueille actuellement une écloserie et un centre d’apprentissage sur le doré jaune. Les élèves adolescents ont participé au processus dès le départ, tout fiers de pouvoir manipuler les œufs minuscules de doré jaune et de les voir se développer en alevins et en estivaux. UWC voit une valeur immense dans ce partenariat, car enseigner aux jeunes la gestion responsable des poissons et de l’environnement constitue l’un des principaux objectifs de l’organisme.

UWC voit aussi d’excellentes possibilités de faire croître ses activités. L’organisme est en discussion avec le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de la province et a rencontré sept communautés des Premières Nations en vue d’instaurer une écloserie et un centre d’apprentissage sur le doré jaune dans quelques-unes de ces communautés dans un avenir rapproché. Voilà pourquoi les partenariats et le soutien d’entreprises comme Glencore s’avèrent si importants.